Les principales lois commerciales et législation applicable aux entreprises

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Le secteur du commerce, tout comme plusieurs autres secteurs sont contrôlés par des normes spécifiques. Les législations et les lois commerciales évitent l’anarchie et favorisent une bonne collaboration entre toutes les parties. En France, c’est le Code du commerce qui régit les actions dans ce domaine.

Le Code du commerce

Le Code du commerce est partie intégrante du droit de privé en France. C’est ce Code qui permet de réguler et de contrôler les entreprises qui tirent des bénéfices des activités industrielles et commerciales mentionnées dans ce dernier. C’est de ce code que viennent les obligations pour les commerçants de tenir des documents comptables. De ce code émanent également plusieurs outils du droit commercial. Ceux-ci servent à gérer les accords entre les entreprises et les particuliers. Ils régissent les conditions de ventes, de transactions de marchandises, de commerces, des procédures de liquidation, des règles en publicités et d’activités commerciales.

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Que trouve-t-on réellement dans le Code du commerce ?

Le Code du commerce comporte plusieurs livres qui abordent différents aspects du commerce. Tout d’abord, il fait une description générale du commerce en France, de l’acte commercial et des commerçants. Diverses notions sont définies à ces sujets. Dans le premier livre du Code du commerce, les capacités d’un commerçant exerçant en France sont aussi décrites. D’après ce Code, l’état français reconnait les opérateurs sur son sol comme des personnes qui font usage des instruments commerciaux dans le cadre du code et font une activité dite professionnelle. La loi interdit au mineur d’être des commerçants. Les divers aspects mentionnés dans le premier chapitre de cet article figurent dans les autres livres.

Que dire le Code du commerce des activités commerciales en France ?

D’après le Code du commerce, les instruments commerciaux sont par exemple les achats d’immobilier et des meubles y compris toutes les actions pouvant entraîner leurs transports (par voie routière, aérienne ou maritime), leurs reventes et leurs fabrications. Sont également définies comme activités commerciales, les opérations de courtages, les opérations d’échanges, les opérations dans les banques publiques, etc. Les achats et les ventes des denrées alimentaires, les transports de ces biens, etc.

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Qu’est-ce que le registre du commerce ?

Le Code du commerce accorde une place primordiale au registre du commerce. Ce registre est le grand livre contenant toutes les informations des commerçants. Les commerçants ont l’obligation de s’enregistrer avant le début de leurs activités. Parlant de commerçant, il s’agit principalement : des entreprises avec adresse légale en France, les sociétés étrangères disposants d’un siège légale en France, les entreprises publiques en France, les personnes physiques faisant des activités commerciales en tant qu’entreprise individuelle, les groupements d’intérêt économique disposant de leur siège social sur le territoire français et les représentants d’entreprises étrangères en France.

Que prévoit le Code du commerce pour l’accord de constitution d’une entreprise ?

Pour créer une entreprise en France, il faut suivre des démarches spécifiques selon le secteur d’activité. Au cours de ce processus, plusieurs documents doivent être fournis. Le Code du commerce encadre correctement ces deux volets. En parlant d’accord de constitution, on fait référence non seulement aux accords de constitutions, mais également au mémorandum et aux statuts. Lors de la création, les entrepreneurs doivent donner des informations sur les actionnaires de la société ainsi que les différentes actions dont elles disposent.

Les différentes formes juridiques d’entreprise et leur régime juridique

Il existe différents types de structures juridiques qui peuvent être adoptées pour la création d’une entreprise. Les différences entre ces différentes formules sont autant d’éléments à prendre en compte avant le choix final.

La forme juridique la plus courante est l’entreprise individuelle, aussi appelée entrepreneur individuel. Cette structure ne nécessite pas de formalités particulières lors de sa création et permet une grande liberté dans les prises de décisions et les actions à mener.

En revanche, cette forme n’est pas sans risques : l’entrepreneur engage son patrimoine personnel en cas de difficultés financières ou judiciaires rencontrées par son entreprise.

Une autre option est la société unipersonnelle à responsabilité limitée (SARL), idéale pour ceux qui veulent profiter des avantages liés au statut sociétal tout en maintenant leur indépendance. Les associés apportent leur capital initial et ont ainsi droit aux bénéfices générés par la SARL.

Il y a aussi les Sociétés Anonymes (SA) où chaque actionnaire possède des parts sociales correspondantes au nombre d’actions qu’il détient. Les SA se distinguent par un régime fiscal avantageux mais complexe : elles doivent notamment publier leurs comptabilités tous les ans et tenir une assemblée générale annuelle pour présenter leur situation économique.

Quel que soit le type de structure choisi, choisir son régime juridique doit se faire avec soin afin d’en tirer profit pleinement tout en étant bien protégé sur le plan légal.

Les obligations légales des entreprises en matière de comptabilité et de fiscalité

Une fois l’entreprise créée et son statut juridique défini, il est nécessaire de se pencher sur les obligations légales en matière de comptabilité et de fiscalité. Effectivement, toutes les entreprises sont soumises à des règles strictement établies par la loi afin d’assurer une transparence totale dans leur gestion financière.

Chaque entreprise doit tenir une comptabilité régulière, c’est-à-dire un ensemble de documents qui permettent d’enregistrer toutes ses opérations financières : factures clients et fournisseurs, relevés bancaires…

La tenue d’une comptabilité régulière permet notamment le calcul précis du chiffre d’affaires réalisé ainsi que des charges supportées par l’entreprise. Elle constitue aussi une preuve solide en cas de contrôle fiscal ou judiciaire.

Les entreprises doivent respecter certaines obligations fiscales. Elles doivent déclarer leurs revenus auprès des services fiscaux selon un calendrier bien précis. Les montants à payer au titre des impôts sont calculés en fonction du bénéfice net réalisé pendant l’exercice comptable concerné.

Il existe aussi plusieurs dispositifs fiscaux avantageux pour les entreprises qui investissent dans certains projets ou domaines de la société (dons aux associations, assistance à la recherche scientifique…). Ces mesures visent avant tout à favoriser le développement économique local ainsi qu’à encourager l’esprit entrepreneurial chez les citoyens.

Pour toute entreprise désirant s’épanouir dans un environnement juridique contrôlé et performant, il est impératif de tenir une comptabilité régulière et de respecter les obligations fiscales en vigueur.