Etablir le plan de financement prévisionnel

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Le plan de financement est un document de gestion indispensable pour la bonne marche de vos projets. Sous forme de tableau à deux colonnes, il permet d’estimer les moyens et les besoins d’un projet, et d’en confirmer la viabilité et la rentabilité. Le plan de financement se divise en deux parties essentielles. Les besoins et les ressources

Identification des besoins de financement

C’est l’une des deux parties du tableau du financement prévisionnel. Dans ce dernier, vous devez commencer par identifier les immobilisations. Ce sont les biens durables nécessaires à l’activité, que l’entreprise achète et qu’elle va conserver plus de douze mois. On distingue les immobilisations incorporelles, corporelles et financières. Elles doivent être portées dans le tableau de financement pour leur montant hors taxe. Ensuite, vous devez déterminer les variations du besoin en fond de roulement. C’est un indicateur financier chiffrant le besoin financier résultant du décalage des flux de trésorerie correspondant aux décaissements et aux encaissements.

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Pour calculer le BFR, vous aurez besoin de trois variables : le délai de rotation de stock, le délai de paiement de stock et le délai de règlement des fournisseurs. Retrancher de la somme des deux premières variables la troisième. Dans les besoins, vous devez aussi les remboursements d’emprunt et de compte courant d’associés et enfin la distribution des dividendes. Cette dernière doit être intégrée dans le plan de financement si les associés peuvent partager le bénéfice comptable en tout ou partie sous forme de dividendes. Sinon, il est très rare de retrouver les distributions de dividendes, car elles sont mal perçues par les investisseurs et les établissements prêteur.

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Identification des ressources probables

C’est la seconde partie du plan de financement prévisionnel. Afin de financer les besoins identifiés, le porteur du projet va d’abord déterminer les apports des associés. Les associés pourront financer le projet de deux manières différentes. Primo en apportant des sommes d’argent au capital de leur entreprise. Secondo en apportant des sommes en comptes courants d’associés. Ensuite, pour financer le projet, le porteur du projet peut aussi effectuer des emprunts auprès d’établissements de crédit.

Ces emprunts constituent évidemment des ressources que vous devez absolument intégrer au plan de financement prévisionnel. Pour clôturer la partie des ressources du plan du financement, vous devez calculer la capacité d’autofinancement (CAF). La CAF correspond aux flux générés par une entreprise dans le cadre de son activité. Elle se définit comme la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables. Pour calculer la CAF, on additionne le résultat de l’exercice avec les dotations aux amortissements prévisionnels.

Estimation des coûts de chaque poste de dépense

La troisième et dernière partie du plan de financement prévisionnel consiste à estimer les coûts de chaque poste de dépense. Cette étape est cruciale, car elle permet d’évaluer le montant global des investissements nécessaires pour mener à bien votre projet. Elle permet aussi d’anticiper les différentes charges qui pèseront sur l’entreprise dans les mois ou années à venir.

Pour établir cette estimation, vous devez prendre en compte l’ensemble des postes de dépenses liés au projet : frais administratifs, honoraires professionnels, achats ou location des équipements et matériels nécessaires, rémunération du personnel… Il faut ensuite chiffrer le coût précis de chacun de ces postes en tenant compte notamment :

• Du prix du marché pour chaque prestation
• Des coûts indirects (frais généraux) associés à la réalisation du projet
• Des variations potentielles dans les conditions économiques (variation des taux d’intérêt par exemple)

Une fois que tous les postes ont été identifiés et chiffrés individuellement, il ne reste plus qu’à additionner leurs coûts respectifs afin d’obtenir une vue globale des charges encourues par l’entreprise dans le cadre du projet.

La mise en place d’un plan de financement prévisionnel rigoureux est indispensable pour assurer la viabilité financière et le succès durable d’un projet entrepreneurial.

Analyse de la rentabilité du projet

La dernière étape dans l’établissement d’un plan de financement prévisionnel est l’analyse de la rentabilité du projet. Cette analyse permettra à l’entrepreneur de savoir si son projet est viable financièrement et s’il pourra générer des bénéfices sur le long terme.

Pour procéder à cette analyse, vous devez donner. Ces recettes peuvent être estimées en utilisant différentes méthodes telles que la méthode des ventes pour une activité commerciale ou encore la méthode des inscriptions pour un organisme de formation par exemple.

Il est nécessaire d’estimer les coûts totaux liés au fonctionnement de l’entreprise. Cela inclut tous les frais fixes (loyers, salaires, équipements…) ainsi que tous les frais variables tels que ceux liés aux matières premières ou encore aux commissions versées sur vente.

Cette estimation doit aussi prendre en compte toutes les dépenses induites qui ne sont pas directement liées aux produits vendus mais nécessaires à leur réalisation comme notamment :

  • Les charges sociales,
  • L’emprunt bancaire.

Cela permettra ensuite de déterminer le seuil minimal requis pour atteindre la rentabilité. Il faudra donc déterminer le chiffre d’affaires minimum à réaliser pour couvrir les coûts et atteindre le seuil de rentabilité.

Lorsque toutes ces données sont en main, l’entrepreneur peut procéder au calcul de la rentabilité du projet, c’est-à-dire le ratio entre les bénéfices générés par l’activité et les investissements nécessaires pour son démarrage.

Cette analyse doit être effectuée avec méthode et rigueur afin de permettre une prise de décision éclairée quant au potentiel économique réel du projet envisagé. Elle est indispensable pour valider ou non sa viabilité sur le long terme.