Interview de Patrice Dauvin : Bilan de l'année 2010 et perspectives pour 2011
2010 a été une année charnière pour Ulysse. Patrice Dauvin, PDG d’Ulysse, nous fait le point sur le bilan de 2010, ainsi que les perspectives de développement d’Ulysse dans les mois à venir.
Quel bilan faites-vous de l’année écoulée ?
2010 a été une bonne année de transition pour Ulysse. Malgré une conjoncture difficile et une concurrence acharnée, nous avons réussi à sortir le groupe d’entreprises que nous avions acheté en piteux état, il y a deux ans, de la période de redressement judiciaire en juin dernier. Grâce à une restructuration rigoureuse de nos activités et à un apport d’argent frais par les actionnaires, nous avons pu retrouver des marges de manoeuvre financière.
C’est également grâce à la mobilisation de l’ensemble des salariés et à leur enthousiasme, que l’entreprise a traversé avec succès ces vicissitudes.
Sur ces bases assainies, nous avons pu relancer notre développement au cours du second semestre.
Cela s’est notamment traduit par la mise en place de nouveaux outils de traitement qui a occasionné l’embauche de 24 collaborateurs. Ulysse regroupe aujourd’hui 152 salariés et a réalisé en 2010 un chiffre d’affaires de près de 17 millions.
Quels sont les objectifs d’Ulysse en 2011 ?
L’objectif immédiat est d’optimiser la chaîne de notre centre de tri de Bordeaux, afin d’accroître toujours plus le taux de valorisation des déchets que nous gérons. Des investissements significatifs sont en cours de réalisation.
Parallèlement, nous poursuivons la mise en conformité et l’extension de nos sites de Bassens, Lanton et Mornac. Les demandes de nouvelles autorisations préfectorales ont été déposées ou sont en cours d’étude. Ces trois sites doivent devenir des plateformes de valorisation multifilières de déchets, modernes et performantes. Elles doivent constituer de vraies alternatives à la mise en décharge ou en incinérateur.
Sur le plan commercial, nous devons être toujours plus créatifs pour proposer des offres efficaces qui concilient des bénéfices économiques et environnementaux, et qui traduisent notre promesse et notre originalité, à savoir « Rien ne se perd, tout se transforme ».
Pour ce faire, nous allons nous doter, au sud de l’agglomération bordelaise, d’une plateforme de transfert qui nous permettra d’être plus compétitifs sur la totalité de l’agglomération. Ce sera également l’un des investissements de l’année 2011.
Nous avons enfin dans deux autres régions des projets de traitement dont l’un avance assez rapidement.
Quelles sont les perspectives de développement pour cette nouvelle année ?
2011 a très bien démarré : l’activité des trois premiers mois est près de 30% supérieure à la même période en 2010. Nos équipes commerciales se battent bien et remportent de belles victoires. Nous avons en effet gagné de nombreux contrats, dont certains emblématiques tels que les établissements scolaires secondaires de l’agglomération bordelaise ou les déchèteries du Grand Angoulême.
Nous allons prochainement pouvoir proposer à nos clients un outil de suivi et d’analyse de leurs commandes, qui leur permettra d’identifier les axes d’amélioration de leur politique de gestion des déchets. Cet outil contribuera à accentuer notre différence sur le marché.
La mise en place à Bassens de notre nouvelle ligne de tri et de production de combustibles de substitution va également nous permettre d’accélérer notre développement en apportant des réponses modernes aux entreprises et collectivités productrices de déchets.
Il y a quatre ans, au moment où vous décidiez de créer Ulysse, vous étiez à la tête d’un groupe de plus de 25 000 collaborateurs, avec un nom, des moyens, etc… Quatre ans plus tard, vous ne regrettez rien ?
Je ne regrette qu’une chose, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt !
Malgré les coups bas que vous ont portés les responsables de votre ancien groupe ?
C’est vrai qu’ils se sont acharnés. Et que les dirigeants de ce genre de groupe ont montré dans le passé qu’ils ne s’embarrassaient pas de scrupules pour asservir ou démolir. Ils ont donc « cogné » comme le font les gens de leur espèce.
Mais quel était l’enjeu : m’interdire de quitter ce groupe pour monter ma propre affaire. Et pour cela me discréditer et me salir.
Malheureusement pour eux, le résultat du combat est aujourd’hui connu : Ulysse a été créée. Ulysse se développe. Ulysse va voyager loin… Le reste est un combat d’arrière garde où la rancoeur se mêle à la haine.
Vous savez, la morale de cette histoire comme celle d’autres exemples que l’on peut trouver dans l’actualité récente, c’est que les gens ordinaires qui sont compétents, qui sont de vrais entrepreneurs, qui croient en leur avenir et qui n’acceptent pas la servilité, sont toujours plus heureux que ceux qui, sans scrupules, utilisent tous les moyens d’influence et de pouvoir à leur disposition pour arriver à leurs fins souvent sordides, toujours médiocres.
J’adore mon entreprise. Mes principaux collaborateurs sont aussi mes associés. L’ensemble du personnel est solidaire et on se bat tous pour nos couleurs. Qui en plus ne passent pas inaperçues… Nos résultats sont en constante progression.
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Publié dans la catégorie : Création et gestion d'entreprise
